dimanche 17 août 2014

Progression de la maladie en 2014



mise à jour du 30 Octobre
Comptage du 23 Octobre

Cette page est remise à jour pour chaque publication de l'OMS.

1. Introduction

Les données utilisées dans ce blog proviennent de l'OMS (ou World Health Organization - WHO) à partir de la version anglaise du site de l'OMS généralement à travers la collation et les calculs effectués par le rédacteur de la Version Anglaise du Site Wikipédia consacré à cette épidémie. Quelques séries de données ont été fournies par David Rabel que je remercie (voir le forum ci-dessous). 

Ce blog a pour objectif d'utiliser les données de l'OMS pour essayer de modéliser mathématiquement la progression de la maladie. Toutefois cette modélisation devient de plus en plus difficile car les données de l'OMS deviennent elles-mêmes de plus en plus imprécises. Ainsi les documents publiés par l'OMS laissent entendre que les chiffres peuvent être rectifiés rétroactivement. Ce phénomène s'est déjà produit et je tiens compte évidemment des nouvelles données. Pour être tout à fait clair, après avoir testé plusieurs méthodes, je reprends ici les données de l'article du site Wikipedia en anglais si je ne dispose pas du rapport de l'OMS. J'ai en effet pu vérifier à plusieurs reprises que son auteur est extrêmement méticuleux sur le comptage. J'invite d'ailleurs les lecteurs de mon blog qui souhaitent avoir plus de détails par pays ou des liens sur des articles d'intérêt (en anglais) d'aller visiter son site

Des résultats ont été publiés pour les dates du 24 et du 27 Octobre qui peuvent être consultés sur le site Wikipédia. Cependant il semble que ces résultats s'accordent peu avec ceux qui ont été publiés jusqu'à maintenant. J'ai donc délibérément préféré attendre le dimanche 2 novembre pour effectuer mes calculs avec les toutes dernières valeurs.

2. Résultats au 23 Octobre 2014

Le Tableau 1 ci-dessous contient les 15 dernières données publiées portant sur le nombre de cas et le nombre de morts tous deux cumulés depuis le début de la maladie (la date est celle pour laquelle le décompte est arrêté avec l'imprécision relevée dans le premier paragraphe).

Tableau 1. Progression de la maladie

A la date du 23 Octobre, l'OMS recense 10141 cas et 4922 morts. Le ratio nombre de morts sur nombre de cas s'établit à environ 50% : la moitié des personnes touchées par l'épidémie décèdent. 

Cependant, cette valeur doit être interprétée comme la mortalité minimum. En effet, à une date donnée, le nombre de morts à cette date ne représente pas la totalité des malades qui vont finalement mourir. Parmi les malades non décédés à cette date, un certain nombre d'entre eux vont encore décéder après l'arrêt du comptage. En effet, une fois qu'une personne a développé les symptômes de la maladie et donc peut être recensée comme "malade", la maladie peut encore mettre de un à dix jours pour se révéler fatale. Finalement si par exemple la moitié de ces personnes malades à une date donnée décèdent après cette date, le taux de décès final sera de l'ordre de 75%, ce qui est d'ailleurs environ le taux annoncé par l'OMS pour l'épidémie d'Ebola.  

Les données du Tableau 1 sont présentées dans le Graphique 1 ci-dessous. L'échelle du nombre de cas/morts est une échelle logarithmique, ce qui signifie qu'une variation linéaire du nombre de morts cumulé (courbe en rouge ci-dessous) est en fait une variation exponentielle. Les droites en pointillée représentent les extrapolations effectuées ci-dessous (voir paragraphe 4, Tableau 5).



Graphique 1. Progression de la maladie et extrapolations

Suivant la méthode de calcul exposé dans le troisième paragraphe, les données du Tableau 1 sont utilisées pour modéliser la progression de la maladie. Cette modélisation permet de calculer la vitesse de la maladie en nombre de cas et en nombre de morts par jour (et les accélérations correspondantes). Elle permet également de calculer au bout de combien de jours, le nombre de cas et le nombre de morts auront été multipliés par deux (temps de doublement). Ces valeurs sont reportées dans le Tableau 2.


Tableau 2. Progression de la maladie
Modélisation

Notons que le nombre de morts journalier se stabilise autours de 96 morts/jour et que le nombre de cas journalier est en décroissance. Ce fléchissement de l'épidémie d'Ebola se traduit également par une augmentation du temps de doublement qui est maintenant de l'ordre de 38 jours au lieu des 30 enregistrés tout le mois de Septembre.

Pour les lecteurs non familiarisés avec une variation exponentielle, je vais essayer de traduire ce que représente une valeur de temps de doublement de 30 jours: Cela signifie que, chaque mois, l'épidémie d'Ebola tue autant de personnes qu'elle n'en a tué depuis le tout début de la maladie. Ainsi par exemple, le nombre de décès était de 467 le 2 Juillet 2014. Environ un mois plus tard il y en avait 932 le 4 Août, puis 2089 le 3 Septembre et enfin 3865 le 5 Octobre. Donc, tout doit être dimensionné de manière à ce que le nombre de médecins, d'infirmier(e)s, de lits, de moyens logistiques de toutes natures doublent au minimum tous les mois.

Le fait que ce temps de doublement augmente régulièrement depuis un mois maintenant est donc très une bonne nouvelle.  

Les données du Tableau 2 sont présentées sous forme graphique ci-dessous (Graphique 2). Pour des raisons de lisibilité je n'ai pas représenté les accélérations. 


Graphique 2. Variation du Temps de doublement du nombre de morts cumulés 
et du nombre de morts journalier

3. Comment ces courbes sont calculées ?

Ainsi que l'on peut le remarquer dans le Graphique 1, les variations du nombre de cas et de morts cumulé suivent une variation linéaire en échelle logarithmique. Ceci laisse donc penser que cette variation peut être modélisée par une loi exponentielle et c'est donc cette loi que l'on essaie de déterminer. Pour cela, les 15 valeurs du Tableau 1 sont utilisées pour effectuer une régression linéaire en échelle logarithmique pour le nombre de cas et le nombre de morts par jour (à l'aide d'Excel). Ceci permet de calculer les coefficients de deux courbes exponentielles qui représente la variation du nombre de cas cumulé depuis le début de la maladie, noté Nc, et celui du nombre de morts cumulé, noté Nm (Cf. Schéma 1). Ces deux équations sont utilisées sous la forme d'une puissance de 10, plus facile à apprécier ( 10 puissance 1 vaut 10, 10 puissance 2 vaut 100, 10 puissance 3 vaut 1000 et ainsi de suite).

Schéma 1. Équations utilisées pour modéliser
les variations du Nombre de Cas et de Morts cumulé 

Dans les équations du schéma 1, J représente le nombre de jour depuis le début de la maladie en prenant la date du 25 Mars 2014 comme origine des temps. Les valeurs des coefficients ajustables de ces deux équations à la date du 23 Octobre 2014 sont reportées dans le Tableau 3 ci-dessous : 

Tableau 3. Valeur des coefficients des équations modèles
d'après les 15 dernières valeurs publiées par l'OMS. 

Ces équations sont utilisées pour calculer la vitesse de l'épidémie en nombre de cas Vc et en nombre de morts Vm par jours (en dérivant les équations précédentes par rapport au temps). Comme la loi est exponentielle, on peut également calculer un temps de doublement, c'est à dire le temps nécessaire pour constater un doublement du nombre de cas Tc ou du nombre de morts Tm cumulé. Plus l'épidémie accélère, plus ce temps est court. Les équations utilisées sont reportées ci-dessous.

Schéma 2. Équations utilisées pour calculer la vitesse
et le temps de doublement de l'épidémie (voir texte) 

Pour évaluer l'aptitude de ces calculs à prévoir l'évolution réelle de l'épidémie d'Ebola, on peut regarder les extrapolations successives réalisées pour la date du 23 Octobre 2014 que cette modélisation a permis d'effectuer. Les valeurs obtenues sont reportées dans le Tableau 4 ci-dessous. 


Tableau 4. Extrapolations pour le 23 Octobre 2014
(*) la date de la première colonne est celle à laquelle l'extrapolation
a été réalisée pour prévoir le nombre de morts cumulé au 23 Octobre 2014.

On voit que l'erreur peut atteindre, voire dépasser 40% pour les extrapolations effectuées un mois à l'avance. Cette valeur de l'erreur à un mois calculée pour le relevé du 23 Octobre ( comme pour les 19, 17 et 14 Octobre ) est de plus en plus élevée, les calculs donnant tout le mois de Septembre de l'ordre de 20% voire moins. Deux interprétations possibles: soit l'épidémie "ralentit", soit le comptage est de plus en plus déficient. C'est comme prendre la température d'un malade et observer que cette température diminue: est-ce parce que le malade est en train de guérir ou parce que le thermomètre est cassé ? Soyons optimistes et souhaitons que le thermomètre continue de fonctionner!

4. En conclusion

L'épidémie peut-être approximativement modélisée par une variation exponentielle du nombre de cas et du nombre de morts cumulés. Suivant ce modèle, le nombre de morts journalier s'établit à environ 96 morts/jour. Le nombre de cas et de morts journalier semble se stabiliser en espérant qu'il ne s'agit pas d'un artefact dû aux difficultés du comptage. 

Le modèle peut être utilisé pour extrapoler l'évolution de l'épidémie dans le futur. Compte tenu des erreurs de plus en plus importante sur ces prévisions, je les donne à titre indicatif mais il est fort probable que les chiffres réels soient nettement plus favorables. Les valeurs obtenues sont reportées dans le tableau 5 ci-dessous.


Tableau 5. Extrapolations pour la période à venir

Au rythme actuel et avec le modèle utilisé, la fin du mois d'Octobre pourrait enregistrer entre 5000 et 8000 morts avec environ 2000 cas nouveaux par semaine. A plus longue échéance, les perspectives sont assez effrayantes quoique moins qu'il y a un mois. Les lecteurs assidus de ce blog se souviennent sans doute qu'au cours du mois de Septembre, les extrapolations donnaient 40000 morts pour la fin de l'année. On n'en serait plus, si j'ose dire, qu'à 18 000. On peut même penser que si le ralentissement se poursuit cette épidémie soit vaincue avant que le cap des 10 000 morts soit atteint. Evidemment, il est encore trop tôt pour crier victoire. De plus Etant donné qu'il y a plus de 10000 cas recensés et que le taux de mortalité est aux environ de 70%, cela signifie que l'on sait déjà qu'il y a aura au moins 7000 morts avant la fin de l'épidémie soit 2000 de plus qu'aujourd'hui.

78 commentaires:

  1. Bonsoir,
    Je connais peu les statistiques mais je me suis posé des questions similaires au votres.
    J'ai paresseusement utilisé Tableau Public http://bit.ly/EbolaTrend (voir l'onglet "Trend Analysis") qui fait tous les calculs. Le modèle est expliqué succinctement si vous cliquez droit dans la case "Prévision for next 2 weeks". Je garde la prévision à deux semaines car je me dis que nous n'avons pas assez de points pour aller au-delà. Pour la Guinée et la Sierra Leone la progression des cas et des décès est très linéaire. Pour le Libéria, la progression est visiblement exponentielle. D’après moi c’est inexplicable autrement que par des biais dans les mesures. Il y a visiblement une différence dans la collecte des données entre les pays.
    La progression extrêmement linéaire me parait bizarre. Ne serait-elle pas due à une limite dans la capacité de comptage. Mon hypothèse est qu’il n’y pas assez de personnel ou trop d’administration pour compter donc n’est compté que ce qu’il est matériellement possible de compter dans le temps imparti (2 ou 3 jours entre chaque mise à jour de l’OMS). C’est ainsi que l’on se retrouve toujours avec le même nombre de nouveau cas et de nouveaux décès d’une semaine sur l’autre.
    Juste une hypothèse. Je vais stocker le point central des prévisions au fur et à mesure pour voir si la modélisation de Tableau s’auto-valide.
    Bien cordialement,
    Jean-Paul Cavalier

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    1. Merci de votre commentaire. Les courbes de tendances proposées dans le lien que vous donnez ne me semblent pas convaincantes, ni la linéaire, ni l'exponentielle. J'ai choisi un polynôme du troisième degré en analysant la variation du nombre de mort et les deux premières dérivées de cette variation. L'avantage est que ce polynôme peut suivre le profile de n'importe quelle variation sur une courte période de temps... Le défaut est qu'il n'a aucune justification théorique... Attendons le 1er septembre pour voir ce qu'il en est...

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  2. Salut
    Très interessant tout ça, bien qu'un peu difficile pour moi, pour comprendre le tableau ! mais avec le texte ça passe bien
    Un peu surprenant les chiffres du 26aout, mais je pense que le comptage devient aussi de plus en plus difficile ! Et puis viendra un jour, où l'on en entendra même plus dans la presse ;)

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  3. Bonjour,

    Comment expliquer que la proportion des cas confirmés varie d'un pays à l'autre si fortement (cf le Liberia et la Guinée), manifestement les moyens de diagnostic doivent différer fortement, et comment expliquer plus encore que la mortalité puisse ainsi varier ? Il est difficile de croire que la Sierre Leone offre un traitement à ce point supérieur à celui des pays voisins ou que ses habitants soient dotés d'une vitalité exceptionnelle.

    Ces discordances sont visibles si on limite la lecture aux cas dits confirmés, ce qui élimine les erreurs de diagnostic. Doit-on donc accorder une valeur quelconque aux chiffres donnés par l'OMS ?
    Pourtant le cours rapide de la maladie doit rendre assez facile le compte des décès survenus à l’hôpital.

    Cordialement,

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    1. Vos questions me paraissent pertinentes, la seule réponse que j'entrevois est que la propagation de la maladie doit beaucoup dépendre du milieu dans lequel se fait cette propagation : brousse, ville... et bien entendu du respect plus ou moins prononcé des consignes gouvernementales. Donc on peut s'attendre à une certaine variabilité géographique et sans doute également temporelle. A cela s'ajoute surement tous les problèmes que vous soulevez sur les erreurs de diagnostic, le comptage, etc...

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  4. Deux choses que je constate :
    1) le taux de mortalité est plus faible pour les nouveaux pays touchés. Ainsi, le taux de la Guinée (touché en décembre) est supérieur au taux du Libéria (touché en mars) lui-même supérieur au taux de la Sierra Leone (touché en avril) lui-même supérieur au taux du Nigéria (touché en juillet) lui-même supérieur au taux du Sénégal (touché en août). Bon, ok, les deux derniers pays sont moins représentatifs.

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  5. 2) Le taux de mortalité a fortement varié entre les mois. La courbe est plutôt alternative. Ainsi jusqu'en avril (début de l'épidémie), le taux dépassait 60%. En mai, le nombre de cas n'a pas cru et le taux a baissé sous les 40%. Comme si les humanitaires pouvaient "gérer" les nouveaux cas et donc les sauver. En juin, poussée de l'épidémie et de nouveau un taux au-delà des 70 points. Renforcement humanitaire. En juillet, le taux baisse à 49% puis 45% en août. Mais flambée de l'épidémie depuis quelques semaines. Résultat, un taux à nouveau supérieur à 70% en septembre.

    Les organisations martèlent qu'ils n'ont pas assez de moyens et qu'ils sont toujours en retard par rapport à l'épidémie. On observe clairement qu'ils ont raison. Plus de moyens = moins de mortalité. Les centres de traitement ne sont pas justes des mouroirs...

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    1. Je me méfie un peu de ces fluctuations dont l'exactitude dépend étroitement de la bonne volonté des malades à bien vouloir se déclarer dans les centres de soin. Quand on sait qu'admettre qu'on est malade et rejoindre ces centres de soins entérine le fait que vous avez plus d'une chance sur deux de casser votre pipe, on comprend qu'il y ait quelques blocages mentaux à l'admettre...

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  6. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  7. Bonjour,
    Vous avez indiqué l'équation de votre modélisation du nombre de décès, mais pas celle du nombre de cas qui apparait sur votre graphique.
    Voulez-vous avoir la gentillesse de nous l'indiquer ?
    D'avance merci.

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    1. J'ai rajouté les valeurs des coefficients pour le nombre de cas.

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  8. Surprenant cette publication :
    http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1411100

    Elle indique que le taux de mortalité serait du 70%.
    Est-ce que cet écart par rapport au simple ratio réalisé entre le nombre de décès et le nombre de cas à un instant donné (environ 50%) pourrait être dû au décalage de temps entre l'instant où un patient est atteint et celui où il est déclaré (éventuellement) décédé, laps de temps pendant lequel le nombre de cas augmente.
    Pour déterminer le taux de mortalité, il faudrait donc rapporter le nombre de décès au nombre de cas qu'il y avait au moment de sa contamination, soit plusieurs semaines en arrière.

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    1. Vous avez parfaitement raison : si à une date donnée, le nombre de morts vaut 50% du nombre de cas, dans les 50% de "survivants", il y a ceux qui vont quand même finir par mourir de la maladie. Si par exemple c'est le cas de la moitié d'entre eux (valeur choisie au hasard), alors la létalité "finale" vaut 75%.

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  9. Bonsoir, nouveau Bilan OMS en date du 1er OCT :

    http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/135765/1/roadmapupdate3oct14_eng.pdf

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    1. merci beaucoup, même si j'ai vu l'info sur wikipedia à 3h du matin sans vérifier les commentaires avant, ce qui m'aurait permis de trouver votre information à une heure moins tardive :)

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  10. Si on prend en compte uniquement les cas et décès confirmés, l'épidémie affiche au 1er octobre 2014 : 4 108 cas pour 2 078 décès soit un taux de mortalité de 50,58%. Les décès du mois de septembre représentent 49,47% des décès totaux depuis le début de l'épidémie. Les chiffres continuent d'être effrayants. Trop de lumière sur les guérisons des humanitaires occidentaux et pas assez sur les tragédies sur le sol africain... En France, on en parlera davantage quand un premier humanitaire décèdera puis quand le premier cas autochtone sera déclaré et enfin quand l'épidémie atteindra le chiffre dramatique des 100 000 morts. Bref, il faut du sensationnel comme d'habitude, ça me révolte...

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  11. Merci Pierce pour votre blog et vos statistiques régulières. C'est suffisamment complet pour que n'importe quel journaliste puisse "entendre" le cancer qui grandit chaque jour. Comparer vos taux d'erreur (entre 5 et 15%) à vos prédictions de janvier 2015 font froid dans le dos...

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    1. J'espère bien me tromper car l'épidémie semble "ralentir son accélération" suivant une formule célèbre. Ce qui serait vraiment un bon signe, ce serait que le nombre de morts par jour commence à diminuer... attendons avec espoir, sachant que les risques que l'épidémie sorte de ses frontière africaine grandit de jour en jour...

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  12. En date du 05 Octobre, et du 04 pour le Libéria :

    http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/136020/1/roadmapsitrep_8Oct2014_eng.pdf

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  13. L'OMS semble sous entendre assez clairement que la situation au Liberia est probablement sous-évaluée et qu'il ont des soucis de "comptage"... :'(

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    1. Il me semble d'ailleurs que l'évolution du nombre de cas n'est pas cohérente avec celle des morts. Les gens se cachent-ils des autorités quand ils tombent malade ? Il est également fort possible que des cadavres soient dissimulés. En tout cas, le nombre de morts par jour continue d'augmenter et ce n'est pas bon signe...

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    2. le nombre de morts confirmés est supérieur au nombre de cas confirmés au Libéria...

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  14. Hop :
    http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/136161/1/roadmapupdate10Oct14_eng.pdf

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    1. De nouveau merci :) J'ai pris un peu plus de temps cette fois-ci afin de vous donner plus d'information sur les modèles utilisés et les équations correspondantes.

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  15. Vu jeudi soir à la télévision sur FR5, l'émission C dans l'air traitait du sujet Ebola.
    Il y avait là quelques médecins qui nous expliquaient qu'Ebola n'était pas une menace pour les pays développés, que le système de santé serait capable de gérer les cas, etc.
    On a vu ce qu'il en est, pour le faible nombre de cas rapatriés dans leurs pays respectifs après avoir été contaminés en Afrique, il y a déjà deux cas parmi le personnel soignant.
    Si, en Afrique, Ebola est la maladie du sous-développement, de la promiscuité, et de l'absence de pouvoir étatique, alors en Occident, Ebola est la maladie de l'arrogance, de l'optimisme et de l'aveuglement qui en découle.
    Bref, entre les différents propos lénifiants, j'ai noté une seule remarque intéressante, concernant le comptage du nombre de cas.
    L'intervenant indiquait que le dispositif de recensement est resté le même alors que le nombre de cas augmentait.
    Il admettait de façon explicite le risque que ce dispositif soit maintenant submergé par la tache, et que de nombreux cas soient maintenant non comptabilisés.
    Cela pourrait signifier que le ralentissement de la vitesse de progression de la maladie qui semble se dessiner n'est qu'une apparence.
    En quelque sorte, le fléchissement des courbes montrerait d’avantage la saturation du dispositif de recensement que l'amélioration de la prise en charge des patients.
    Auquel cas, il est temps que d'autres cas se déclarent en Occident afin que les moyens réellement nécessaires soient débloqués pour l'Afrique, en temps et en heure, et pas un mois plus tard.

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    1. Merci pour ce commentaire Niceday. Cela n'est effectivement pas rassurant.
      Perso, il y a un truc que je ne comprends toujours pas. Pourquoi on s'acharne à vouloir renforcer les dispositifs aux aéroports sachant que les passagers sans fièvre apparente peuvent "passer" ? On est d'accord qu'Ebola met de 2 à 21 jours pour se déclarer, un temps d'incubation monstrueux pour traiter ce "phénomène" de la sorte. On laisse des personnes libres de leurs mouvements comme ça a été le cas du libérien aux Etats-Unis. Etant donné les statistiques actuelles, la logique voudrait que le nombre de personnes infectées qui "passent" les contrôles aux aéroports augmente. Que les pays occidentaux soient capables de contrôler le premier ou le deuxième contact suffisamment à temps comme au Nigéria, je le conçois, mais dans des pays comme l'Inde ou la Chine où la concentration démographique des grandes villes est énorme, cela me semble bien moins probable...
      Que des corridors humanitaires existent (notamment à partir du Sénégal), cela me semble indispensable pour traiter le problème mais que nous continuons à accueillir des passagers de ces pays après un simple contrôle de température, cela me semble totalement utopique et dangereux pour l'humanité entière. Pourquoi ne pas mettre en quarantaine ces personnes avant de pouvoir profiter du territoire français (ou autre) ?

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    2. La seule mesure qui a fini par stopper la peste noire a été la quarantaine. En absence de traitement efficace, nous serons tôt ou tard confrontés au problème de savoir s'il faut ou non recourir à une telle mesure et sous quelle forme.

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  16. La mise en place d'une quarantaine est actuellement inacceptable d'un point de vue social et économique.
    Il faudrait créer des camps, les administrer, etc.
    Cela couterait un prix fou, et en vain puisque cela n'attaquerait pas le problème à la source.
    Aucun pays occidental ne voudra mettre cela en place dans les conditions actuelles.
    Si les états décident d'empêcher des personnes potentiellement contaminées de pénétrer sur leur sol, ce sera tout simplement en fermant les frontières aux personnes ayant séjourné dans les pays à risque, tant que cela sera techniquement possible.

    Personnellement, ce qui m'inquiète et dont personne ne parle aujourd'hui, c'est le relâchement de virus dans l'environnement des pays qui accueillent des malades, déclarés ou pas.
    Car il est démontré maintenant que les personnes guéries continuent à excréter le virus pendant les 10 semaines qui suivent la maladie.
    De même, dans la phase où une personne contaminée incube le virus, il se passe forcément un moment entre l'apparition des symptômes et sa mise à l'isolement, moment pendant lequel il commence à excréter le virus.
    Cela fait donc deux laps de temps pendant lesquels le patient rejette du virus, principalement dans les égouts, chaque fois qu'il est pris de nausées, ou se rend aux toilettes.
    Et aujourd'hui, rien ne nous prouve que des milliards de particules virales rejetées dans eaux usées se détruisent et n'y trouve pas là un hôte susceptible de les héberger, même transitoirement.
    Si jamais cela arrivait nous nous retrouverions avec le même risque que celui qui affecte l'Afrique, c'est à dire la présence sur le sol d'une maladie susceptible de flamber à n'importe quel moment, y compris en l'absence de cas humain.

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    1. Y a t-il des cas comme ceux que vous décrivez ? L'OMS et les organismes traitant et étudiant la maladie sur place présentent des discours et communiqués floues depuis le début de l'épidémie. A croire qu'ils sont effectivement débordés et manquent cruellement de recul et de moyens... Impossible d'enquêter sur chaque cas.

      Le virus a été découvert en 1976. Vu le taux de létalité et les moyens de transmission, avec le recul, il n'est pas normal de ne pas s'en être préoccupé davantage et avoir "sorti" un vaccin plus tôt. Idem pour la maladie de Marburg qu'il ferait mieux de maîtriser avant une flambée possible... Enfin, comparer cette maladie au SIDA ou au paludisme me rend fou. Oui, il y a eu 36 millions de morts à cause du VIH, oui il y a 600 000 morts par an à cause d'un moustique mais cela n'a rien à voir ! 1) on fait des progrès énormes sur ces deux maladies et bien traité, on ne meurt plus du SIDA. 2) toucher quelqu'un séropositif ne nous contamine pas au contraire d'Ebola... 3) enfin, Ebola met peu de temps à tuer (9 à 10 jours en moyenne). Cette maladie est effroyable.

      Concernant la quarantaine, on sait très bien qu'un Etat est prêt à dépenser beaucoup d'argent pour sa sécurité.

      Aujourd'hui, faute de preuves scientifiques notables et de cas alarmants, la plupart des gouvernants ne sente pas une véritable menace pour leur pays (cf. Marisol Touraine). Le jour où nous aurons un cas importé par jour, je suis persuadé que des mesures "dépensières" seront mis en oeuvre... Mais là, apparemment, le jeu n'en vaut pas la chandelle. Or les coûts seraient bien moindres si les actes fermes (fermeture des frontières, mise en quarantaine...) démarraient maintenant. Et j'ai l'impression que nous avons répété les mêmes discours en septembre, en août, en juillet...

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    2. Je conçois que l'impact économique d'une fermeture de frontières est énorme et peut "tuer" définitivement ces pays. Mais, c'est une vision courtermiste des choses. 1) Le PIB de ces 3 pays, va dans tous les cas, s'écrouler à cause de l'image qu'ils laissent désormais. Le tourisme est désormais égal à zéro, les nouveaux investisseurs ne viendront plus tant que l'épidémie est présente. Seules demeurent les multinationales déjà résidentes sur place (Total par ex) qui continuent de faire fonctionner le pays. 2) une fermeture de frontières couplée à un envoi de 10 000 médecins, militaires (+ 10 000 lits pour les malades) sur place donnerait un sérieux coup de frein à l'épidémie. 3) oui l'économie est interrompue quoi qu'il arrive puisqu'à l'intérieur même de ces pays, des provinces, des villes ou des quartiers sont en quarantaine. Les échanges ne se font plus ! 4) enfin, si on prend en compte les récentes catastrophes, on pourrait penser au Tsunami en 2004 ou au tremblement de terre à Haïti où des régions entières ne fonctionnaient plus. On se concentrait d'abord à sauver la situation (évacuation des corps pour éviter le choléra, recherche de survivants, acheminement d'eau potable et de nourriture). Le boulot du PAM et de l'Unesco est immense en Afrique de l'Ouest et grossit jour après jour. Donc oui, il faut gérer une urgence avant tout. Mais en toute sécurité pour les autres. Sinon ce ne seront pas 3 pays qu'il faudra "gérer" mais des dizaines...

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  17. Le Soudanais rapatrié en Allemagne est décédé. De mauvais augure pour la suite, les seuls pays hors d'Afrique où des malades sont morts sont l'Espagne et les Etats-Unis, les deux seuls pays où des cas de contamination ont eu lieu...
    Et on le sait, un mort d'Ebola est beaucoup plus infectieux qu'un malade.

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  18. Commentaire général pour les intervenants de ce forum : si vous avez des informations particulières, n'hésitez pas à donner des liens internet ! Par exemple l'information de Niceday : "Car il est démontré maintenant que les personnes guéries continuent à excréter le virus pendant les 10 semaines qui suivent la maladie." mérite un tel renvoi.

    Merci à tous.

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  19. Par exemple, le sperme fait partie des fluides encore présent dans l'organisme pendant 90 jours après avoir été malade : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/cinq-choses-que-vous-ne-savez-peut-etre-pas-sur-ebola_1610956.html

    Par ailleurs, il est important de préciser qu'un malade d'Ebola survivant ne peut plus déclarer la maladie. Pourquoi ne recruterait-on pas ces personnes pour sauver les autres ? Payer comme un personnel de santé et pour des tâches "difficiles" et surtout dangereuses comme emporter les corps, nettoyer les zones etc. Le chômage est fort au Libéria, ces mains supplémentaires seraient les bienvenus.

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  20. http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/136508/1/roadmapsitrep15Oct2014.pdf

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  21. Ce dernier communiqué de l'OMS est inquiétant, puisqu'il insiste sur les conditions difficiles du recensement des cas, corroborant ainsi ce que j'ai entendu pendant le débat de C dans l'air (c'est également pendant ce débat que j'ai appris qu'un patient guéri continuait à excréter le virus pendant 10 semaines).
    Et même dans ces conditions, vos courbes commencent à montrer un début de rebond de la vitesse de l'épidémie.
    Pendant ce temps-là, l'occident ne prend pas la mesure de la situation.
    J'ai pris la peine ces derniers jours d'évaluer le temps d'antenne des JT qui réservé à l'épidémie EN AFRIQUE. Il est quasiment nul.
    On nous rebat les oreilles avec la guerre civile Syrienne, les couacs gouvernementaux, les épisodes judiciaires des politiciens, les matches de foot, et rien sur le plus grand danger qu'ai connu l'humanité depuis le 13eme siècle.
    C'est seulement le petit nombre de cas sur le sol occidental qui intéresse un tant soit peu les journalistes.
    D'ailleurs, les reportages sur place sont quasiment inexistants.
    Quand il s'agit d'aller fanfaronner sur les champs de bataille, à se faire des émotions en filmant des combattants Kalachnikov en main, là, y'a du monde, par contre, prendre le risque de mourir d'une maladie dégradante en filmant des hommes qui soignent des malades ou enterrent des corps, on sent que c'est beaucoup moins gratifiant pour l'égo.
    Le premier problème, urgent, fondamental, incontournable n'est pas la contagion vers l'Occident, c'est le contrôle sur le sol Africain, et cela doit être fait en dégageant des milliards de dollars, et maintenant.
    On est bien capable de trouver des milliards pour aller reconstruire la bande de Gaza, qui sera sans doute à nouveau démolie dans 10 ans.
    On est capable de dégager des milliards pour aller jeter des bombes sur l’Afghanistan, l'Irak, la Syrie alors que cela n'a réglé aucun problème.

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    1. Je crois que le situation médiatique est en train de changer. Je ne suis pas le seul sur Terre à savoir extrapoler une variation exponentielle et, même un politique peut interpréter comment va varier une droite en échelle logarithmique... Je suis d'accord avec vous sur les difficultés des statistiques. D'ailleurs l'obtention des données pour le 12 Octobre a été un vrai parcours du combattant...

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    2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    3. Bonsoir,
      Je vous confirme que même une personne ne connaissant pas grand-chose aux statistiques se rend bien compte que la courbe du nombre de cas et du nombre de morts cumulés est exponentielle et que la pente ne s’infléchie pas.
      J’ai continué à utiliser Tableau Public qui fait tous les calculs http://bit.ly/EbolaTrend.
      Tableau Public calcule un accroissement du nombre de cas de 2,24% par jour et du nombre de mort de 2,07% et ces des ‘pentes’ restent stables (je les note à chaque mise à jour depuis le 23/09).
      La formule reproductible sur Excel qui permet de faire une projection est :
      ln(Total des cas) = 0,0224049 x Date - 930,257
      ln(Total des morts) = 0,0207143 x Date - 860,105
      … et on retrouve grosso modo des chiffres du même ordre de grandeur (un peu inférieurs) aux vôtres: 52.100 cas au 1er Janvier 2015 et 22.000 morts.
      L’inaction des grandes puissances est incompréhensible.

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  22. Je ne sais pas si nous allons réagir convenablement.
    Le mot d'ordre, c'est "pas de panique".
    Et dans la tête des gens, "pas de panique" = "c'est pas grave".
    L'optimisme ne me parait pas être de mise en la situation actuelle, or il semble que personne ne veuille croire réellement dans la dangerosité du phénomène.
    Les citoyens ne veulent pas vraiment en entendre parler, c'est loin, c'est dans les pays sous-développés, de toute façon, ces gens-là mourront de ça ou d'autre chose, bref, entre les optimistes incurables et les indifférents, ça coule sans bruit.
    Et quant aux politiciens, l'actualité nous montre sans cesse la même chose : ce sont des gens comme les autres, ni plus ni moins.
    Il ont le même taux de défaillance que vous et moi.
    Et vu que l'épisode de SRAS n'a rien donné, et que la grippe H1N1 non plus, les gens n'ont plus vraiment envie d'écouter.
    En encore moins envie d'ouvrir leur portefeuille.

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  23. Bonjour,

    Tout d'abord, merci Pierce pour ce blog qui est à ma connaissance le plus précis au niveau des chiffres, et regroupant énormément d'informations :)

    Et comme j'ai lu dans les commentaires que vous cherchiez également à regrouper des informations importantes autour d'Ebola, je pense que ceci peux vous intéresser:

    http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/medecine-ebola-il-pourrait-passer-porc-singe-voie-aerienne-42745/

    En 2012, un test en laboratoire à démontré la contamination d'animaux par Ebola (souche Zaïre, celle à laquelle nous sommes confronté aujourd'hui), par la voie des airs...
    Il est dit, redit, répété et martelé qu'Ebola n'est pas transmissible par l'air.
    Je veux bien croire qu'il ne soit pas aéroporté, mais n'existe t-il pas un "entre deux" ? C'est à dire que sur de courte distance, Ebola soit transmissible dans l'air, porté comme dit dans l'article par des gouttelettes ?

    Si tel est le cas, cela pourrait expliquer bien des cas de contamination, la proportion que prend cette épidémie. Et surtout.. cela remettrait en cause tout ce qui a été dit officiellement de partout car les médecins et soignants (même en France) sont mal préparé et mal informé, ce qui implique qu'ils seraient bien plus exposé qu'on ne le pense.

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    1. Effectivement cette contamination est inquiétante. Cette expérience mériterait d'être renouvelée.

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  24. Bonjour , je viens de découvrir votre blog et c'est tout à fait passionant , bien que je ne comprenne pas tout pour le moment.

    Pour continuer dans la serie "animaux" je vous fait partager ce lien sur un article qui , je pense , vous interessera.
    Je crois que vous aviez évoqué les chauves souris dans un précédant commentaire.

    http://french.cri.cn/621/2014/10/17/702s405980.htm

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  25. Voici ce qui pourrait être également très inquiétant : une mutation du virus rapide ce qui empêcherait de trouver un vaccin efficace si plusieurs variétés existent. De plus, les mutations peuvent générer un virus plus létal ou pire plus contaminant...
    http://french.ruvr.ru/2014_10_16/Le-virus-Ebola-mute-1023/

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  26. Bonsoir,

    Je pense que votre méthodologie de calcul est incomplète puisqu'elle ne prend pas en compte le pourcentage des formes asymptomatiques. Différentes études sur plusieurs souches du virus montrent en effet que, sur l'ensemble des individus infectés par le virus, 71% vont contracter une forme totalement asymptomatique exempt à priori de tout risque infectieux et leur conférant une longue immunité, et, les autres 29% vont développer la maladie à un niveau critique avec toutes les complications que nous connaissons. Ce sont bien ces 29% qui représentent le volume des "cas déclarés". C'est également sur ces 29% que s'applique enfin le taux de mortalité.

    C'est important de bien prendre en compte cela car sur un pool de 100 personnes saines au départ, seule véritablement 39% se verront appliquer un taux de mortalité de 50% en moyenne ; les autres étant immunisés. Les chiffres et perspectives à long terme sont de fait bien moins effrayantes (un peu).

    Donc pour conclure, le nombre de personne réellement infectées par le virus est largement au-dessus des chiffres indiqués par l'OMS (sous évalué d'un facteur d'environ 3). Le nombre de mort lui est le bon mais il doit être in fine comparé avec le nombre total de personnes infectées : les "cas déclarés" qui vont présenter les symptômes + les cas complètement asymptomatiques. Le taux de mortalité doit également être ramené à l'ensemble de la population réellement infectée ce qui l'abaisse entre 15 et 30%. A défaut de permettre de relativiser la virulence de ce virus, cela permet à minima d'être précis sur les chiffres.

    La source : http://www.jim.fr/e-docs/ebola_quid_des_infections_asymptomatiques__148147/document_actu_med.phtml

    Il faut s'inscrire gratuitement pour avoir accès à l'article.

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    1. Complément :
      "Il est urgent, pour des raisons évidentes, de conduire des recherches sur le terrain au cours de l'épidémie actuelle pour évaluer la fréquence réelle de ces infections asymptomatiques, pour confirmer ou infirmer le caractère toujours non contagieux de ces sujets (ce qui est capital pour la lutte contre la transmission du virus) et pour évaluer la qualité et la durée de la protection conférée par une séroconversion après une infection inapparente."

      On note encore le doute qui persiste sur le caractère contagieux ou non contagieux de la version asymptomatique présente dans un nombre de cas largement supérieur aux nombres de cas déclarés et visibles. Dans tous les cas ce que l'on peut dire aujourd'hui sous réserve que la fréquence de la version asymptomatique ne soit pas nulle, c'est que le virus se balade et qu'il a bien pris l'avion. Il se trouve certainement un peu partout désormais sous sa forme asymptomatique... A voir les conséquences... je doute personnellement de l'innocuité totale d'une personne asymptomatique, ne serait-ce que lors de l'évacuation des selles dans les égouts qui peuvent contaminer toute une chaîne d'autres porteurs potentiels dans le monde animal européen (rats par exemple).

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    2. Rajout de dernière minute :

      http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/1547/2000_10_1130.pdf?sequence=6

      "Ces résultats suggèrent aussi qu'une transmission du virus par ces porteurs sains serait possible [...] L'existence de porteurs asymptomatiques d'une infection à très haute mortalité est donc à envisager".

      Ecrit dans les années 2000...

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    3. Pour les lecteurs qui l'ignoreraient, un porteur asymptomatique est un porteur qui porte une charge virale mais ne présente aucun symptôme de la maladie: il n'est donc pas malade mais il peut quand même transmettre le virus. Si c'est avéré, ce n'est donc pas la prise de la température des voyageurs qui va permettre de circonscrire l'épidémie...

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    4. A priori, la version asymptômatique a peu de chances d'être contagieuse, sinon, il y a longtemps que des cas "bizarres" symptomatiques (des personnes qui n'ont a priori eu aucun contact avec des personnes malades et dans une région du monde non touchée par la maladie) auraient été déclarés.

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    5. Par ailleurs, l'autre question que je me pose en lisant vos propos est la qualité des tests en laboratoire : les cas asymptomatiques seraient-ils tout simplement la résultante de tests dont la charge virale est trop faible et donc indétectable en labo et sans conséquence pour le corps humain ?

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  27. Une courageuse journaliste, Florence Richard, va sur le terrain et exerce son métier de reporter :
    http://www.liberation.fr/ebola-virus-epidemie,100451

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  28. Bonsoir, Nouveau rapport de l'OMS :

    http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/137091/1/roadmapsitrep22Oct2014_eng.pdf

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    1. Héhé, encore une fois vous m'avez largement devancé. merci beaucoup !

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  29. Bonjour, une nouvelle mise à jour :
    http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/137185/1/roadmapupdate25Oct14_eng.pdf?ua=1

    Bon Week End !

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    1. je vais finir pas vous laisser les clés :)

      Bon Dimanche :))

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  30. Le rapport de l'OMS du 22 octobre présente la feuille de route pour la fin de l'année 2015.
    Afin de contrôler et d'enrayer l'épidémie, l'OMS projette de mettre en place les moyens nécessaires pour :
    1) isoler 70% des cas en centre de traitement dédié et enterrer 70% des morts de façon sécuritaire au 1er décembre,
    2) isoler 100% des cas et enterrer 100% des morts au 1er janvier 2015.

    Pour que ce plan se réalise, 4388 lits répartis dans 50 centres de traitement doivent être mis en place.
    A la date du rapport, le nombre de lits n'était que 1126.
    Il faut donc augmenter l'effort dans un rapport de QUATRE.

    Par ailleurs, afin de confirmer les cas, 28 laboratoires devraient être opérationnels dans les trois pays principaux, alors qu'ils ne sont que 12 pour l'instant.
    Il faut donc augmenter l'effort dans un rapport de TROIS.
    A ce titre, peut-être que le nouveau test français pourra changer la donne en permettant de faire les diagnostics sur place et dans l'instant.

    De plus, l'OMS estime qu'il faudrait disposer de 20 000 personnes affectées au traçage des contacts ayant eu lieu avec les cas confirmés et à leur suivi.
    Le nombre de personnes actuellement affectées à cette tache n'est pas fourni, ce qui ne permet pas de chiffrer le taux d'augmentation de l'effort.

    En outre, le nombre d'équipes dédiées au relèvement et à l'enterrement des personnes décédées, actuellement de 140, devrait augmenter de 230.
    Cela représente une augmentation de l'effort dans un rapport de TROIS.

    L'OMS ne dit rien sur la quantité de personnel soignant nécessaire, et ne l'indique donc qu'au travers du nombre de lits.
    Je suppose qu'il existe une relation maintenant connue indiquant combien de personnes doivent soigner un patient.
    En tout cas, l'OMS indique en toutes lettres, je cite : "there remains a gap in the availability of foreign medical teams to manage and staff ETUs. At present, there are firm commitments from teams for 30 of the 50 ETUs".

    En français et en résumé : il est difficile de trouver du personnel soignant provenant de l'étranger, et pour l'instant, seulement 30 des 50 centres nécessaires pourraient être dotés de soignants".

    Enfin, l'OMS indique que cette feuille de route (contrôle à 70% au 1er décembre / contrôle à 100% au 1er janvier) est basée sur la mise en œuvre de 50% des moyens susmentionnés au 1er novembre, et de 100% au 1er décembre.
    Nous sommes le 27 octobre.
    Si je simplifie à l’extrême, la communauté internationale a moins d'1 mois pour multiplier sa force de frappe au moins par 4.
    Le tout dans le silence assourdissant de nos journaleux, uniquement préoccupés de rapporter les cas épisodiques s'étant produits en Occident.

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  31. La communauté internationale rechigne à financer correctement la lutte sur le sol africain. La France traine les pieds :
    Extrait article du Monde (Par Cyril Bensimon et Christophe Châtelot) le 27.10.2014 :
    "Après des mois de tâtonnements, la mobilisation internationale s’organise pour lutter contre la pire épidémie d’Ebola, qui a déjà tué près de 5 000 personnes en Afrique de l’Ouest depuis son apparition au mois de mars. Les promesses d’engagements financiers s’accumulent pour répondre à l’objectif du milliard de dollars (780 millions d’euros) chiffré par l’ONU. Mais l’effort est encore insuffisant. « La mobilisation internationale contre Ebola doit être portée à une tout autre échelle », a rappelé dimanche 26 octobre Samantha Power, l’ambassadrice américaine à l’ONU. La France, en particulier, tarde à mobiliser les moyens nécessaires pour tenir sa parole."

    Je ne comprends pas comment les gouvernements peuvent s'aveugler à ce point sur le sujet. Tout retard pris dans le financement de la lutte à un instant T se traduira irrémédiablement par des dépenses décuplées dans l'avenir.

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  32. "Ebola: la France va débloquer 20 millions d'euros pour l'Afrique"
    Publié le 28-10-2014 à 16h45 par Challenge.
    "200 lits en Guinée mis en place".
    Le 21 octobre, le coordinateur des Nations unies pour la lutte contre Ebola, David Nabarro de passage à Paris, avait demandé à Laurent Fabius de confirmer que la France interviendrait comme promis en Guinée.
    "Ce besoin d’éclaircissement exprime de façon explicite la répartition des rôles entre les Etats pour répondre à cette crise. Les Etats-Unis interviennent au Liberia ; le Royaume-Uni en Sierra Leone (deux pays où Londres et Washington avaient respectivement établi des esclaves affranchis au XVIIIe siècle) ; la France en Guinée, une de ses anciennes colonies."
    Personnellement, je trouve abject ce découpage de l'aide en fonction des anciens colonisateurs. Ebola est un problème qui concerne toute l'humanité, et chaque pays doit participer à la hauteur de ses moyens, à l'exception des pays sous-développés.
    Tout cela n'a rien à voir avec la colonisation.
    Bref, en attendant, la France va créer jusqu'à 200 lits, là où l'OMS chiffre les besoins à plus de 3000 lits supplémentaires pour tenir sa feuille de route.
    Dans de telles conditions, on peut s'attendre dès à présent à une poursuite de l'épidémie au delà de 2014.

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  33. Le comptage à l'air de plus en plus compliqué pour l'OMS. Avec cette nouvelle mise à jour (29/10), le nombre cumulé de cas fait un bon et le nombre cumulé de décès diminue, le détail (confirmé, probable, suspecté) disparaît:
    http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/137376/1/roadmapsitrep_29Oct2014_eng.pdf?ua=1
    Le taux de mortalité semble du coup moins important: http://bit.ly/EbolaTrend
    Nous allons voir dans les prochaines semaines si l'intervention plus massive des Etats-Unis pour aider le Libéria à un impact positif ce qui serait une très bonne nouvelle.

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    1. Du coup, l'intérêt des calculs que je fais diminue grandement si les chiffres sont à ce point remis en question. Deux choses me laissent perplexes : le taux de mortalité calculé avec les dernières données correspond à une mortalité de 36%, taux jamais rencontré depuis le début de l'épidémie. En premier, je veux bien croire que ces statistiques sont difficiles à établir, mais quand même, la moyenne du taux de mortalité s'établit à 56% sur les 58 relevés précédents celui du 29 octobre, période couvrant 7 mois... En deuxième je veux bien que l'on change ce taux de mortalité en augmentant le nombre de cas. Le faire en diminuant le nombre de morts me parait plus incroyable car cela consiste à attribuer après coup la mortalité à une autre cause, ce qui me parait diablement compliqué. Et si c'est vrai, c'est encore pire car cela veut dire que les chiffres donnés jusqu'à maintenant sont gravement entachés d'erreur... Bref attendons pour obtenir des données plus fiables...

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    2. seul le nombre de cas a explosé sur le dernier rapport de l'OMS. Le nombre de décès n'a pas bougé. 2 hypothèses :
      - ils ont mis à jour les cas "mal" recensés depuis des mois et la mortalité est effectivement de 36%
      - ils n'ont pas eu le "temps" ou les moyens de calculer les décès lors de cette même période de mise à jour et il faudra attendre un nouveau rapport avec un gros gap au niveau du nombre de décès pour faire "revenir" le taux de mortalité autour de 50%.

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    3. Le taux de mortalité est difficilement contestable. Sa valeur de 70% a été déterminée par un étude clinique pour laquelle les patients étaient effectivement malade d'Ebola (étude publiée dans le New England Journal of Medicine et réalisée par des experts de l'OMS et de l'Imperial College de Londres).

      Le "50%" n'est qu'apparent et ne correspond qu'au rapport entre le nombre de mort et le nombre de cas au même instant T, choses qui ne peuvent être comparées compte tenu du fait qu'un décès ne survient sans doute doute que 2 à 3 semaines en moyenne après la contamination.

      La variabilité effective de la valeur réelle du taux de mortalité semble être explicable par la qualité des soins apportées aux patients d'une part, par leur age d'autre part (les enfants en bas age, non encore immunocompétents, n'ont aucune chance de survie, et les patients de + de 45 ans ont moins de chance de survie que les jeunes adultes), et enfin, par leur état de santé initial.

      Outre les approximations du comptage, parmi les hypothèses qui me paraissent pouvoir expliquer l'apparente baisse du ratio (nombre de décès) / (nombre de cas) à un instant T, il y a peut-être un prolongement de la vie des malades avant leur décès lorsqu'ils sont en Centre de traitement par rapport à ceux qui étaient livrés à eux-même, sans aucun soins, voire sans eau ou nourriture.
      Cela augmenterait encore plus l'écart de temps entre déclaration du cas et déclaration du décès éventuel, et pourrait brouiller les cartes.

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    4. Merci Niceday pour ton commentaire qui est tout à fait vrai, mais ne correspond pas à la problématique suivante:
      Entre le 23/10 et le 29/10: il y a 3.000 cas d'infection supplémentaire (ce qui me parait énorme par rapport aux moyennes précédentes), et pourtant il y a autant de morts qu'avant.

      Alors soit ils minimisent le nombre de morts.
      Soit les morts reviennent à la vie.
      Soit ils ont arrêtés de compter les morts.
      Soit les chiffres d'avant étaient faux.
      Soit comme le dit Pierce, le nombre de mort à été revu à la baisse et/ou attribué à d'autres décès.

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  34. Les difficultés de comptage persistent avec ce nouveau rapport de l'OMS du 31/10.
    http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/137424/1/roadmapsitrep_31Oct2014_eng.pdf?ua=1
    Le nombre de cas cumulé diminue. Il est curieux que l'OMS qui bénéficie d'un budget très conséquent ne donnent pas d'explications sur tous ces reclassements,
    La visibilité devient difficile. Je me demande comment l'OMS fait pour planifier la réponse à l'épidémie dans ces conditions.

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    1. Comment est-il possible de diminuer le nombre de morts ?
      Les morts sont censés être incinérés ou enterrés, ils ne peuvent donc pas faire d'autopsie par la suite en disant "untel ou untel n'est pas mort d'ebola".
      Ils ne risqueraient pas de déployer du personnel à vérifier les causes de la mort de centaines de personnes alors qu'ils manquent de personnels pour lutter contre l'épidémie...

      ça sens soit le manque de moyen et de personnel pour compter précisément, ou une désinformation de leur part pour minimiser l'ampleur.

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    2. Il existe sans doute un délai entre le moment où le corps est enterré, et le moment où un laboratoire confirme s'il s'agit ou pas d'un cas d'Ebola, par analyse des prélèvements réalisés.

      Par ailleurs, ce n'est pas l'OMS qui pratique directement le comptage, il est bien précisé dans les rapports que ce sont les Etats qui fournissent les données.

      Personnellement, vu la pression et l'urgence de la situation, je peux concevoir que le comptage donne lieu à de multiples erreurs et aller-retour.

      Quand on voit qu'un hôpital américain a réussi le tour de force de faire transiter par son système de transmission pneumatique interne les échantillons de sang contaminés d'un cas avéré d'Ebola pour les faire parvenir à son laboratoire d'analyse, au risque de briser les éprouvettes et de répandre le virus dans toute la tuyauterie, on peut concéder que des pays très pauvres, avec un Etat faible et désorganisé manque de moyens pour traiter des dossiers, faire des tableurs, etc.

      Je ne peux pas croire une seule seconde à une manipulation volontaire des chiffres.
      D'ailleurs, lorsque l'on veut manipuler des chiffres, on s'efforce par définition de le faire de façon habile pour que cela n'attire l'attention de personne.

      Par ailleurs, personne n'a intérêt à minimiser l'ampleur et la gravité de la situation.
      L'OMS a déjà son mea culpa pour avoir sous-estimé la situation au départ de l'épidémie.
      Leur objectif est de l'enrayer avant la fin de l'année.

      En attendant, les chances d'y arriver compte tenu de l'écart entre les besoins calculés et la réalité sont nulles.

      Je me demande dans quelle mesure nous ne risquons pas de nous retrouver dans une situation intermédiaire, c'est à dire :
      - ni avec une épidémie complètement arrêtée et zéro cas,
      - ni avec une épidémie croissant au taux exponentiel calculé initialement par Pierce,
      - mais avec une endémie très durablement installée, connaissant des cycles de croissance et des décroissance en fonction d'actions de prévention menées au coup par coup, des déblocages de fonds réalisés ou pas par les différents gouvernements des pays riches, selon qu'ils auraient des intérêts stratégiques à défendre (je pense à l'uranium du Mali, par exemple) ou des économies budgétaires à réaliser à cause de leurs déficits.

      L'indifférence crasse et égoïste que montrent les pays dits "civilisés" face à la situation africaine ne laisse rien augurer de bon.

      A la fin, des milliards seraient dépensés, sans aucun résultat définitif.

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  35. Reportage de retour de terrain :
    http://tempsreel.nouvelobs.com/virus-ebola/20141030.OBS3695/ebola-en-guinee-au-coeur-de-la-course-contre-la-mort.html
    Les témoignages directs n'encouragent pas à l'optimisme.

    Pendant ce temps, les media TV occidentaux continuent à ne traiter que des cas occidentaux.

    Les américains ont même tourné le sujet en véritable cirque médiatique.
    Ils nous avaient montré de quoi ils étaient capable avec la disparition du vol MH370, et là on touche le fond.

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  36. Bonjour
    Comptez vous reprendre les mises à jour de cette page ?
    Merci

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  37. Bonsoir. Nouveau rapport : http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/137510/1/roadmapsitrep_5Nov14_eng.pdf?ua=1

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    1. Les reclassements continuent mais cette fois-ci l'OMS donne une explication qui laisse entendre que les chiffres sont mieux réconciliés maintenant. Nous saurons dans les prochaines semaines si la situation s'améliore bien au Libéria comme semble l'indiquer les graphiques. La Chine et les USA annoncent des moyens importants pour aider les pays touchés. Peut-être pouvons-nous être moins pessimistes ?

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  38. Encore un rapport :
    http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/137592/1/roadmapsitrep_7Nov2014_eng.pdf?ua=1

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  39. Cette fois-ci Ebola a quasiment disparu du radar des médias.
    Il reste le dossier monté par Libération, et bien sûr, les publications régulières de l'OMS.
    Entre le 5 et le 7 novembre, 240 cas supplémentaires ont été enregistrés.
    Dans le reportage ci-dessous, la formation du personnel de santé occidental au protocole de protection.
    http://www.liberation.fr/monde/2014/11/10/ebola-vous-ne-pourrez-pas-sauver-tout-le-monde_1140380

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  40. Bonsoir
    Nouveau rapport ce 12/11/2014. http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/141468/1/roadmapsitrep_12Nov2014_eng.pdf?ua=1
    Ce site est il définitivement stoppé ?
    Merci

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  41. Je supopose que vous prévenir du rapport de ce jour http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/143216/1/roadmapsitrep_14Nov2014_eng.pdf ne sert plus à rien ?

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  42. Entre les deux derniers rapports séparés de 3 jours, il y aurait eu 1.200 morts en plus.

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  43. "Je me présente à vous
    Mme Annabella Deshant
    je suis particulier française .
    je suis la 36eme femme reconnue en 2012 comme prêteuse particulier française du
    Cour de cassation - Arrêts
    Cour de cassation
    Article L. 12-5, alinéa 2, du code de l'expropriation
    Non renvoyée au Conseil constitutionnel
    Alinéas 3 et 4 de l'article 662 du code de procédure pénale
    Irrecevabilité
    Alinéas 3 et 4 de l'article 662 du code de procédure pénale
    Irrecevabilité
    Article 35 quater de la loi du 29 juillet 1881
    Non renvoyée au Conseil constitutionnel
    Articles 222-22, 222-27, 222-28, 222-29, 222-29-1, 222-30 et 222-31 du code pénal
    Non renvoyée au Conseil constitutionnel
    Article 88 du code de procédure pénale
    [Internet Audience]
    je viens par ce message vous faire part de mes offres de prêt. Je suis prêteur certifié et j'exerce dans ce domaine depuis 1995 . Je me suis lancé dans ce secteur sous conseil de cadres financiers Cet secteur d'activité me permet toute fois d'aider les personnes dans le besoin et la bonne gestion de mon capital . J'octroie des prêts à toute personne désirant une aide financière. Ceci est un prêt entre particulier avec des conditions bien simples et précises pour ce fait certaines dispositions sont prises pour le bon déroulement de la procédure. Mon taux d'intérêt sur toute la durée de ce prêt est de 2% et le remboursement se fait mensuellement Si toute fois vous êtes intéressé, contactez moi: annabelladeshant@gmail.com

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  44. Mon offre pour vous.

    Nous devons respecté les engagements que nous prenons
    voilà pourquoi il est important de réfléchir beaucoup avant de prendre
    n'importe quel décision car la vie est simple et nous la compliquons mais si
    nous prenons le temps de tout analyser nous pouvons trouver la vraie répons
    au fonds de nous.
    si je vous parle de la sorte c'est parce que j'ai été déçue de quel
    que clients qui n'ont pas
    respecté l'engagement qu'ils ont prise vis a vis de moi concernant mon
    offre de prêt que je leurs ai octroyer qu'ils n'ont pas finir de
    remboursés et je n'ai plus de leurs nouvelles depuis un certain moment.
    mais cela fait partir de la vie alors mes chers particuliers si toute
    fois vous vous sentez dans le Besoin n'hésitez pas a demander un prêt
    car j'offre des prêts entre particuliers de toutes sortes a toutes
    personnes y compris même les chômeurs . l’essentielle pour moi est que
    vous respecté votre engagement prise .
    si vous êtes prêt a respecté cela alors pour tout vos demande vous
    pouvez me contacté sur mon mail qui suit; sylviannejouve@gmail.com

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